mercredi 17 novembre, aujourd'hui est le jour de la Tabaski ou fête du mouton! Nous passerons les fêtes à Tambacouta au sud du Sine saloum à quelques 250 Km de Dakar.
8H30 départ de notre périple. La circulation est calme car la plupart des Dakarois est partie la veille afin de fêter la Tabaski au village en famille. Pourtant, passé Rufisque, un gros bouchon
s'annonce et nous sommes presque à l'arrêt... En fait, la circulation dans Bargny est stoppée en raison de l'arrivée imminente d'un imam qui doit donner la prière. Le vieillard se déplace au
ralenti à bord de son véhicule Mercedes entouré d'un cortège de plusieurs dizaines de fidèles. Ce contre-temps nous aura au moins permis de contempler les va-et-viens des taxis et cars-boubous
transportant les moutons négociés à la dernière minute au meilleur prix. Sur notre droite 2 sénégalais nous doublent sur leur scooter avec dans les bras un magnifique bélier probablement
négocié pour près de 100 000 Fcfa!
10H00 nous traversons M'bour et empruntons la route de Fatick qui nous est encore jusque-là inconnue. Tiadiaye, village de Faye notre gardien est déjà en vue et nous avalons les kilomètres sur
une route en bon état et dégagée. Soudain, nous sommes un peu refroidis par un accident qui a dû se dérouler dans la nuit. Un gros camion contre 2 cars-boubous et un bus. L'un des 2 car-boubous
est complètement disloqué et ses occupants pobablement décédés sur le champs constate la gendarmerie arrivée sur les lieux. Cet épisode nous rappelle que les jours de fêtes sont très meurtriers
au Sénégal à l'instar des week-end de Pâques en France...
Arrivés à Fatick, l'état de la route change totalement. Des trous formant parfois des crevasses se multiplient ça et là et nous devons faire très attention pour éviter l'accident ou la crevaison.
La vitesse passe de 110 km/h à 50 km/h et les 40 bornes nous séparant de Kaolack semblent bien longues...
Le trajet après Kaolack est plus serein. Note hôtel nous a suggéré d'éviter l'axe Kaolack-Passy-Sokone jugé en trop mauvais état et de passer par Keur Madiabel. La piste a en effet été refaite
récemment et le détour de plusieurs kilomètres s'avérera payant au final. A proximité de la piste de latérite, sous un arbre nous protégeant du soleil, nous décidons de dresser notre
table de camping afin de pique-niquer sous les yeux médusés des scooteristes qui rejoignent par ce moyen de transport économique leurs lieux de festivités. Après l'étonnement, ils finissent
cependant toujours par nous adresser un geste amical de la main que nous leur rendons bien évidemment.
Finalement, c'est à 13h45 que nos arrivons à destination : Tambacouta hôtel Keur Saloum! L'accueil y est agréable et la vue sur les bolongs et le fleuve est splendide! Après nous être installés
dans notre appartement confortable, nous passons l'après-midi dans la piscine. Des chauves-souris finissent leur "nuit" à peine perturbés par les touristes pataugeant à quelques mètres de
là.
18h30, le coucher de soleil s'annonce sur le Siné Saloum et nous le contemplons depuis le ponton qui s'avance sur le fleuve. Peut-être le plus beau coucher de soleil depuis notre arrivée au
Sénégal!
Les enfants sont affamés. La piscine, ça creuse! Notre table est déjà dressée et nous pouvons donc commencer notre dîner. Au menu : beignets de poisson avec sauce béarnaise (même Noah en
redemande!), méchoui de mouton avec couscous (c'était inévitable pour un jour de Tabaski) et crème citron (délicieuse comme l'ensemble du repas d'ailleurs).
Nous suivons depuis nore table le spectacle folklorique proposé par l'établissement. Des danseuses évoluent au rythme des djembé. Puis apparaissent des acrobates-danseurs, des cracheurs de feu et
des danseurs sur échasses. Cela nous rappelle fortement le spectacle proposé lors de la fête africaine de la BA160 l'an dernier mais nous aprécions malgré tout le spetacle!
21H00 nous partons nous coucher...
18 Novembre 10H00, après un petit déjeuner copieux, nous partons en promenade pour Missirah distant d'une vingtaine de kilomètres. La route d'abord bitumée se transforme rapidement en piste de
latérite. Nous traversons plusieurs villages au ralenti (pour ne pas générer trop de poussière) avant d'arriver à Missirah. Un jeune homme de 22 ans Baïgoura nous propose de le suivre pour
visiter leur arbre sacré, fromager prétenduement millénaire le plus gros de la région si ce n'est de tout le pays! Nous acceptons. Arrivés devant l'arbre, force est de reconnaître
qu'il sagit bien du plus gros fromager qu'il nous ait été donné de contempler. Nous enchaînons par la visite du village, le marché en construction au profit des femmes du village où le poisson
est séché, le port, les petites rizières, la maison qu'une villageoise souhaite nous faire visiter puis nous nous arrêtons à l'auberge des bolongs, campement où notre voisine de Mermoz à Dakar
Catherine vient de passer 2 nuits la semaine précédente. Nous invitons les copines de Mélissa et notre guide à boire un verre de l'amitié avec nous.
Retour à Tambacouta pour y déjeuner et c'est "Chez Ass" que notre choix se porte. Il faut dire que le choix est plutôt limité car mis à part les campemens et hôtels, peu de restaurants locaux
nous sont proposés... Après une attente interminable, le repas arrive enfin et nous ne sommes pas déçus : les brochettes de lottes, le poulet yassa et les poulets-frites sont copieux et très
bons.
15H00 nous sommes de retour à Keur Saloum et plus précisément dans la pisine de l'établissement ! 1h30 nous sépare du départ de notre excursion en pirogue qui nous amènera à l'île au
coquillage baptisée Diorom Boumag puis au nichoir aux oiseaux aussi nous en profitons pour nous rafraîchir dans l'eau qui avoisine les 28°C. Mais déjà notre pirogue est en vue et c'est
Youssouf qui sera notre guide.
Nous progressons paisiblement au milieu des bolongs et de la mangrove. Des hérons cendrés nous saluent parfois à notre passage. Rapidement nous arrivons à l'île aux coquillages où une
pirogue est déjà accostée. Ses occupants se baignent et bronzent sur une plage improvisée alors que le piroguier pêche au filet les poissons qui seront servis un peu pus tard au dîner...
Nous parcourons les quelques centaines de mètres qu nous séparent du sommet de l'île juché à une altitude de 20 mètres. Des youyous et autres perruches agrémentent notre progression. Une "case"
de fortune a été installée au sommet de l'île pour y loger les touristes en mal de frissons nocturnes. La vue sur les bolongs y est magnifique! Non loin de là, un baobab sacré renferme les
ossements de quelques griots enterrés là.
Notre parcours sur le fleuve reprend en direction du reposoir aux oiseaux.
3 embarcations (2 canoës et une pirogue) nous ont précédé et attendent sagement le début du spectacle qui ne tarde pas à commencer. En effet, des centaines d'oiseaux se rassemblent dans ce lieu
pour venir passer la nuit. Outre les pélicans, ce dortoir est fréquenté par de nombreuses aigrettes, cormorans et autres martins pêcheurs qui se battent pour se percher dans un raffût
indescriptible. Quel spectacle! Dommage qu'il faille rentrer car la nuit est déjà tombée...
Le repas de ce soir promet : rillettes de poisson, cochon de lait grillé à la sauce aux champignons et tarte chocolat-citron. Tout le monde se régale à part Léa qui a malgré tout réussi à
négocier un poisson en lieu et place du cochon. C'est l'estomac plein que nous passerons note deuxième nuit à Keur Saloum!
Le petit déjeuner pris, c'est à 9H30 que nous entamons le trajet qui nous ramènera à Saly prochaine étape de notre long week-end.
Le parcours se déroule sans encombre et nous nous arrêtons à Mbour à la Guinguette pour nous y restaurer. Willy commande avec envie une pizza, Noah une omelette au fromage, Mélissa des
nuggets de poulet, Léa une côte de boeuf et votre serviteur une délicieuse andouillette, le tout accompagné de frites. C'est moins gastronomique qu'à Keur Saloum mais ça remplit tout de même
l'estomac!
14H00 nous arrivons à la ferme de Saly dans notre appartement composé de 2 chambres avec lits double et un petit lit supplémentaire. Chacune dispose de sa salle de bain et WC avec pour l'une
d'entre elle : baignoire (très appréciable en Afrique) Des toilettes sont également disponibles dans une 3ème pièce. Enfin, une cuisine privée est à notre disposition ainsi qu'une terrasse
avec vue sur la mer. Quel confort mais nous n'en profiterons que peu!
Les enfants ont déjà rejoint la piscine. L'eau y est bien plus fraîche qu'à Tambacouta mais qu'à cela ne tienne...
En fin d'après-midi, Léa aperçoit une petite fille qui se noie. Elle ne bouge plus lorsque sa mère alertée la sort de l'eau. Heureusement, Léa, un baigneur et moi-même parviendrons non sans mal à
la réanimer et lui faire régurgiter les litres d'eau ingérés. Il s'en sera fallu de quelques minutes pour qu'elle décède...
Le repas du soir sera pris au bord de la mer. Menu : spaghetti bolognaise pour tout le monde puis tarte au citron meringuée.
Le lendemain matin, après avoir visité la ferme de Saly (chevaux, ânes, singes, crocodile et pythons) nous partons en ballade à la Somone où une promenade en pirogue sur la lagune nous est
proposée. La promenade est intéressante mais bien fade à côté de notre périple dans le Siné Saloum. Nous rentrons enfin dans notre hôtel. Le repas sera servi une nouvelle fois près de la mer. Léa
aura le droit à sa carpe rouge qu'elle convoitait déjà la veille, je dégusterai un émincé de zébu façon piperade, Willy, Mélissa et Noah de la pizza pour changer... Un voisin, expatrié depuis
près de 35 ans patagera quelques anecdotes dont nous sommes très friands vantant les mérites mais aussi les carences de ce beau pays qu'est le Sénégal. Il est agriculteur dans un village un peu
perdu à une vingtaine de kilomètres de là. Soudain, un appel téléphonique vient mettre un terme à notre discussion et nous le reverrons plus.
Le repas terminé, nous piquons ue dernière tête dans la piscine désertée par les occupants de la résidence et il est déjà l'heure de rentrer à Dakar. Car il est déjà 16H30 et nous ne voulons pas
rentrer la nuit tombée. C'est ainsi que se terminera notre week-end dans le Sine Saloum...!